Hôpitaux pédiatriques

Hôpitaux pédiatriques

Les enfants hospitalisés, généralement soumis à la routine fastidieuse et souvent douloureuse des traitements exigés par la maladie, sont plongés dans un univers nouveau et inconnu, parfois séparés de leurs parents et de leurs repères familiers. Le quotidien des enfants est rempli de protocoles et de règles strictes. Nos clowns thérapeutiques agissent donc comme vecteur de joie et de plaisir. Ils sont là pour apporter un vent de légèreté dans cet environnement stérile et rigoureux. L’objectif étant d’entrer en relation avec le patient et de toujours se laisser diriger par lui, le clown offre la possibilité d’un jeu libre et spontané.

 (photos: Catherine Desautels)

La présence rassurante de l’artiste clown est de plus en plus reconnue par les professionnels de la santé et d’éducation étant donné ses bienfaits thérapeutiques. En effet, très souvent, nos artistes sont inclus dans le plan de soins et d’intervention, et sont appelés à accompagner un patient dans un traitement ou lors d’interventions difficiles.

Voici un extrait du journal de bord d’un de nos artistes, Dr Guy-Môve, qui explique bien l’utilité du rôle de Dr Clown pour rendre les procédures de soins plus agréables, faciliter le travail du personnel médical et réduire le niveau d'anxiété du patient et de ses parents : "Mathieu a le cancer des yeux et il a eu, au cours des dernières années, des examens des yeux presqu'à tous les mois. D'habitude il doit y avoir 4 personnes pour mettre les gouttes ophtalmiques : trois qui tiennent Mathieu et une qui met les gouttes car il crie et se débat... Avec l'aide de Dr Frog, on a eu seulement besoin d'une personne, celle qui met les gouttes ! Donc après 4 ans de crises, le résultat est assez spectaculaire !" 

 (photo: Martin Girard)

 

« Combien de fois je vais rencontrer les enfants dans leur chambre en disant : «montre-moi ta cicatrice, je vais regarder ton bedon, … » et là, j’ai fait la rencontre des Drs Clowns et j’ai eu l’impression que moi, je venais pour un organe, une maladie, mais eux, ils venaient pour la personne. Il faut que la médecine soit une médecine humaine, elle ne le sera que lorsque l’on traitera la personne, la famille. Je ne peux pas le faire sans le soutien des Drs Clowns. Souvent, sans même leur dire, j’ai préféré ne pas rendre visite aux enfants et revenir le soir parce que je voulais d’abord qu’ils passent des moments merveilleux avec les Drs Clowns »  -Dre Suzanne Vobecky Chirurgienne cardiovasculaire pédiatrique, CHU Sainte-Justine